Nos convictions fondatrices
Nos convictions fondatrices
Au travers de citations de personnes référentes, vous trouverez ci-dessous nos convictions fondatrices. C'est forts de ces convictions que nous questionnons nos clients du marché des télécoms, des NTIC et de l'innovation. Et d'expérience, 'Poser la bonne question', c'est souvent résoudre un problème à moitié!
Les plombiers du XXIème siècle
Xavier Niel, fondateur d'Iliad-Free, dans les Cahiers de l'ARCEP n°2, juin 2010 :
"Les opérateurs deviennent des vendeurs de tuyaux, ce qui n'est pas très attirant, mais, après tout, c'est leur m&tier. Ils resteront protégés des incursions dans leur business par les investissements capitalistiques, très lourds, qu'ils doivent faire. Les opérateurs ont une autre chance : ils sont présents dans tous les foyers. Bref, ils resteront incontournables"
Les opérateurs ont par définition un marché local qui suit la géographie de leur réseau. Alors que de nombreux services deviennent internationaux : search (Google), réseau social (Facebook/LinkedIn), services divers (App mobiles), ...
Certes, les principaux opérateurs (FT, SFR) ont les moyens de financer des prototypes de services. Mais leur culture est très ancrée dans les télécoms et pas assez dans le "Web" : est-ce pour cette raison que leurs tentatives d'incursion sur le marché des services ne m'aient jamais vraiment convaincu ?
La force des opérateurs, c'est le lien avec le client final via la facture et la box. C'est cette valeur qu'ils devront défendre et pourront maximiser. A ce jour, la commercialisation de services locaux (ex : TV replay, abonnement Canal+, ...) apportent des revenus complémentaires aux vendeurs de tuyaux.
Et n'oublions pas que si les plombiers n'ont pas un métier glamour, ils gagnent bien leur vie!
L'avenir nous dira ce qu'il en sera réellement...
Quel modèle économique pour l'usage numérique ?
Pierre-Jean Benghozi, professeur à l'Ecole Polytechnique
"De manière paradoxale, ce ne sont plus nécessairement les contenus et les services proposés qui ont une valeur en soi mais les modèles économiques de production et de consommation dans lesquels ils s'inscrivent".
Exemples : les avis de TripAdvisor dans le processus de réservation des hôtels.
Contre-exemple : Apple qui fait payer au prix fort ses terminaux et monnaient ses contenus.
Question : comment faire payer des services offerts gratuitement par des géants aux poches profondes ?
Xavier Niel, fondateur d'Iliad-Free
"Le problème de la numérisation de l'usage, c'est qu'elle crée des marques mondiales fortes. Je crois que nous n'éviterons pas la domination de trois ou quatre produits uniques mondialement très forts"
A ce jour : Google, Amazon, TripAdvisor, ...
Une réponse à la question ci-dessus : fournir un service de niche à des communautés restreintes et s'inscrire dans un processus transactionnel : Babelio, un service pour les amoureux de livres pouvant mener à l'achat de livres en ligne.
Le virtuel, une vue futuriste ou passéiste ?
Monique Dagnaud, sociologue
"Pour les jeunes, l'écologie numérique s'impose comme un milieu d'évidence, il n'existe pas de rupture entre le monde réel et l'univers virtuel, le second est un rouage et un prolongement du premier."
Les jeunes ne vivent pas la dichotomie 'réel vs. virtuel' que perçoivent leurs aînés. Alertés par ces derniers, les jeunes questionnent de plus en plus leur usage numérique, notamment celui des réseaux sociaux. Ils sauront répondre avec pertinence à ces questions.
Faisons-leur confiance : ils inventeront les usages de demain à partir des outils mis à leur disposition aujourd'hui.
A quand un marché de taille pour l'innovation ?
Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur de PriceMinister
"Tant que l'Europe n'existera pas complètement, il y aura toujours un problème de masse critique du marché. Or, en Europe, le droit des sociétés, la fiscalité, le droit du travail sont différents dans chaque pays. Le marché européen est malheureusement encore une utopie".
Pourquoi les principaux éditeurs logiciels ou de services sont-ils américains ?
Pourquoi les principaux fournisseurs d'équipements industriels deviennent-ils chinois ?
Probablement du fait de la taille de leur marché natif.
La politique pour favoriser l'innovation en France se résume à fournir des aides, soit aux jeunes pousses, soit aux grands groupes. Les premières manquent d'espace, les secondes manquent d'air aéré et oxygéné.
Le jardinier peut semer, arroser, prendre soin de ses plantes; si le jardin n'est pas assez grand pour leur croissance, il n'aura jamais rien d'autre que de belles plantes en pot.
Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur de PriceMinister
"Je ne suis pas sûr que l'Etat doive être très pro-actif autour du numérique parce que nous vivons encore une phase de construction et qu'il faut que les initiatives soient libres. C'est cette liberté qui crée des emplois, de sociétés".
Guy Roussel, président du Comité stratégique de la filière STIC
"Les industriels ne sont pas des chasseurs de subventions et n'attendent pas de l'Etat une manne financière. Ils attendent qu'il "fasse son boulot" dans un logique de régulation moderne, c'est-à-dire qu'il définisse un environnement favorable, un écosystème qui permette à l'industrie - et donc à l'innovation - de s'épanouir, qu'il impulse et coordonne sans improviser des choix définis dans des cabinets ministériels. L'approche doit venir de la base, des entreprises elles-mêmes."
La qualité de service : la fin de la gratuité?
Que ce soit pour la Poste, les Télécoms, les transports aériens, ..., nous sommes tous nostalgiques d'un temps qui semble à présent révolu.
Celui où nous étions accompagnés, où le service était de qualité. La Poste ne livre plus le courrier qu'un jour sur deux ? L'opérateur télécom ne traite pas mes problèmes qui sortent du cadre standard et me balade de hotline en hotline jusqu'à me décourager ? Le transporteur aérien me demande de m'enregistrer moi-même et me vend des produits à bord ?
Va-t-on vers un monde meilleur ? Je ne sais pas. A coup sûr, nous allons vers un monde plus concurrentiel où face à chaque coût, il y a un prix.
Or comment prendre des parts de marché à un acteur historique fournissant une qualité de service forte ? En l'attaquant sur les prix, et même si le discours commercial ne l'assume pas, en supprimant les coûts liés à la qualité de service.
L'usager passe à la concurrence et bénéficie immédiatement du prix. Puis avec l'expérience, il constate amèrement que la qualité n'est pas au rendez-vous.
Va-t-il revenir à l'opérateur historique ou va-t-il accepter cette qualité dégradée ? Là est la vraie question.
Y a-t-il un marché pour la qualité de service? Certainement, mais pour certains clients seulement. La question à laquelle il faut répondre est la suivante : qui est prêt à payer aujourd'hui pour le service de qualité d'hier ?
La clarté et la lucidité sur les besoins en termes de qualité des clients et sur les coûts associés est un prérequis pour définir et choisir la bonne stratégie.
Jean-Paul Delevoye, ancien médiateur de la République
"N'oublions pas que ce que nous gagnons en compétitivité, nous le perdons peut-être en humanité"
Agir sur la réalité!
Paul Champsaur, deuxième président de l'ARCEP
"La séparation fonctionnelle est aux télécoms ce que l'arme de dissuasion nucléaire est à la défense. Pour que le régulateur n'ait pas à l'utiliser, sa menace doit pousser les opérateurs à des comportements vertueux."
Ce n'est pas parce qu'on ne l'exerce pas, qu'une potentialité n'est pas utile!
Détournez-nous pour vos projets!
Henri Verdier, président du pôle de compétitivité Cap Digital.
"Il y a quinze ans, on disait : 'je suis le régulateur, je viens vous surveiller"; il y a cinq ans : 'je viens vous aider'. Maintenant, on dit 'hackez-moi, détournez-moi, utilisez-moi, considérez-moi comme une 'app''.
Maintenant que vous nous connaissez mieux, détournez-nous et utilisez-nous pour vos projets! :)